T.O.C.C. Trouble obsessionnel de consommation compulsive.

Êtes-vous atteints du TOCC ?

4 Questions faciles pour y répondre:

Avez-vous acheté un chandail dans la dernière année?

Avez-vous fréquenté les endroits suivants dans la dernière année? David’s tea, Sephora, Bouclair, HomeSense, HMV ou Footlocker?

Avez-vous acheté au cours de la dernière année un objet à l’effigie d’une émission ou d’un film que vous aimiez (peu importe la nature de l’objet)?

Vous êtes nés entre les années 1950 et 2017?

T’as répondu oui à une de ces questions? Tu es atteint du TOCC. Tu l’es. Même si t’as dis « BAAAAHHH genre OOUUII mais non c’était à cause de …. ». Tu es atteint de ce trouble.

Pis fais-toi en pas, c’est une affliction qui ronge le monde. Ça a été déclaré par l’OMS comme le trouble cognitif le plus répandu dans les populations occidentales ou développées. Dans le fond tout le monde sauf Somarapininilia, poupon de 5 mois né dans un bidonville de l’Inde recluse collée sur le Gange avec les vaches mortes, tout le monde sauf elle est atteint, grosso modo.

Sérieusement, j’ai passé un bon 6-8 mois sans mettre les pieds dans un centre d’achat et quand j’y suis retournée la yeule m’a tombé à terre. Pour vrai de vrai. Je comprends FONDAMENTALEMENT pas qu’on puisse se convaincre qu’on a besoin de ces choses. Lululemon, David’s Tea, Little Burgundy. Je. ne. comprends. pas.

J’pense que même genre torturée pendant 2 ans, avec 3 cachets d’un sédatif puisant pour cheval à action rapide et en présence d’une horde de bébés labrador tu pourrais pas réussir à me convaincre que y’a un seul item qui mérite que j’dépense 3 de mes dollars chez Sephora.

Je comprends pas que la section « Grééments inutiles du calice » ne fasse que s’agrandir chez HMV, j’la pige juste pas. Je comprends pas qu’on réussisse ENCORE à se faire accroire qu’on a besoin d’une autre calice de tasse de Guardians of the Galaxy.

Sérieusement! Genre 90% de tout ce qui rentre dans un centre d’achat est à peu près aussi utile à ta vie qu’une diarrhée jet post Taco Bell. Genre pour vrai, chaque fois que t’as envie d’acheter un autre esti de porte-clé avec une boule de fourrure de lapin ou ben une autre calice de tuque de super-héros, sors prendre de l’air, marche 15 minutes, appelle ta mère pour lui dire que tu l’aimes pis ça va te passer là.

J’veux dire, littéralement 9 secondes après avoir sorti le cossin de ton champ de vision tu y repenseras jamais du restant de ta vie.

J’dis pas qu’il faut jamais dépenser, on dépense tous une fois de temps en temps sur des trucs qui sont pas nécessaires à une survie extrême en forêt. J’te dis pas de te ramasser du jour au lendemain avec uniquement un canif, une pierre à feu, 9 pieds de corde pis un désir de manger des racines pis des fourmis le restant de ta vie.

Mais si t’es rendu à 484$ par mois sur ta VISA de trucs que tu te rappelles même pu avoir acheté, y’é peut-être temps que t’apprennes à te dire non un peu dans la vie là. Faudrait peut-être faire le lien que y’a une corrélation directe entre le budget que tu dépenses sur des futilités pis la quantité de pas-de-joie qu’il y a dans ta vie.

Comme disait Socrate : « La tristesse d’un homme n’a d’égal que la somme de toutes les ostis de dépenses attardées qu’il fait mensuellement, fack allume buddy. »

XY

 

 

Requin un jour, requin toujours.

Aujourd’hui, Kevin O’leary, un célèbre riche investisseur des émissions Dragon’s den et Shark tank a cru bon de s’exprimer au sujet du controversé et lourd 1%. Le fameux One Percent.

 

Alors que l’animatrice note l’affreux écart qui scinde la population mondiale et souligne que les 85 personnes les plus riches au monde possèdent à elles seules la même richesse que les 3,5 milliards de gens vivant dans la pauvreté la plus absolue, Kevin O’leary pogne une grosse criss d’érection de porte-feuille en rendant grâce à l’existence de ce fossé. Il s’exclame avec la plus grosse vanité et médiocrité du monde, qu’heureusement que le 1% existe. C’est le 1% qui inspire les gens vivant dans la misère à se retrousser les manches et se dire, Wow. Moi aussi je vais devenir riche comme eux.

Comme sérieusement mon Kev, en fait de stupidité rocambolesque y’a que Trump qui t’accote là. On parle de stupidité d’une ampleur genre tous les shows de MTV combinés qu’on rape-feed à la famille Kardashian pendant qu’ils écrivent une thèse sur la présence des radios poubelles dans les réseaux sociaux là.

Je pense que même une truite prmitive gelée dans un ancien glacier pogné dans la calotte glacière a déjà eu des propos plus sensés que de prétendre que le 1% inspire quiconque sur la sainte Terre, en commençant par Mamboula, l’Africaine de 16 ans mère de 5 enfants qui vit avec 10 cennes par jour qui a aucune osti d’idée de ce qu’est une carte de crédit là. Genre c’est certainement pas quand elle se lève le matin pis qu’elle enlève les mouches des yeux de ses 12 kids qu’elle se dit « un jour je vais créer une nouvelle plateforme d’échange économique pour la bourse pis à ce moment je vais devenir riche pis je vais me pogner des paradis fiscaux au Bahamas ». Genre elle se dit plutôt « Dude ça fait chier faut encore j’marche 3h pour avoir 1 litre d’eau verte ben pleine d’œufs de parasites pour faire ma p’tite pâte sèche de farine de graines brune de fond de roches de désert pour que 2 de mes 15 enfants mangent un peu ». A se dit certainement pas « calice c’est dull le dow jones est fermé aujourd’hui je pourrai pas analyser comment devenir riche demain ».

Sérieusement dans quel monde d’osti d’attardés de caves on peut vivre pour consciemment utiliser sa p’tite bouche sèche d’avoir bu trop de scotch vieilli tourbeux pis de vin corsé de 120 ans pour prononcer les mots « Heureusement qu’il y a des gens qui sont tellement riche qu’ils pourraient financier 400 tirages de 6/49, parce que sans eux les gens auraient pas d’inspiration pour retourner travailler dans des industries toxiques qui corrompt jusqu’à leur dernier brin d’ADN pendant qu’ils retournent vendre leurs enfants à des blancs tordus pour 1000$ US. »

Heureusement que ces ostis de pourritures continuent d’enrichir un système corrompu où assurément les perdants sont les pays du tiers-monde qui fournissent la population entière en biens inutiles à bas prix.

Heureusement que les pauvres 3,5 milliards de gens ont cette belle lueur de lucidité de s’accrocher à une fantaisie absolument ridicule d’un jour accéder à l’apogée du capitalisme, le beau monde où ils vont enfin pouvoir se baigner dans une piscine de sang de licorne avec leurs costumes de bains en diamants et en ivoire du dernier éléphant vivant sur terre.

Parce qu’imagine si ces pauvres gens devaient simplement endurer leur vie d’injustice, de guerre civile, de pollution quotidienne, de sécheresse, de famine et de viol sans être conscients que des gens sont 21 millions de fois plus riches qu’eux ? Imagine la vie qu’ils auraient s’ils avaient pas au moins l’espoir du 1%?

Kevin si tu penses que seulement une de ces personnes se lève le matin avec un sourire accroché dans la face sur tous les beaux rêves de luxe et d’abondance qu’ils ont fait, inspirés par tous les beaux modèles qui peuplent le 1%, tu te mets le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Genre tu passes à travers ton corps, fait le tour du monde 1 fois et re-rentre dans ton œil jusqu’à ce que ton cerveau éclate là.

Y’a vraiment aucune espoir sur toute la fucking planète quand un humain peut réellement croire que cette calice d’affliction qu’est le fossé grandissant entre les ultras-riches et les ultra-pauvres peut bénéficier à quiconque que son propre cul de misérable être au cœur aussi noir que les décombres des navires d’esclaves qui décomposent dans les abysses de l’Atlantique.

Kevin, à toi et tes proches amis qui vous couchez dans des lits de soie indienne sur un oreiller de caviar à tous les soirs, je vous souhaite juste ce que vous méritez dans la vie. La plus sombre et triste existence réservée aux richissimes comme vous sur qui le monstre capitaliste a gagné sur toute la ligne.

XX XY

 

La Vague Rouge.

En tant que femme, il peut m’arriver d’être dans le déni par rapport à mes hormones mensuelles. Parfois je l’assume pleinement et parfois ça me frappe de pleins fouets genre un pauvre petit bourdon innocent qui constate qu’il y a une fleur intéressante l’autre bord de la 640 pis BANG, un 18 roues en plein dans ta gueule. Finito copain, pu de Rimsky-Korsakov pour te composer une oeuvre maintenant, tu es un petit tas collant sur la grille d’un redneck obèse conservateur.

C’est comme ça que ça me fait sentir. (Et c’est probablement aussi mon SPM qui fait que j’m’en prends 100% gratuitement aux chauffeurs de 18 roues à grand coups de préjugés à la Trump. Probablement.)

Parfois y’a quelqu’un qui prend un peu trop son temps pour effectuer un virage à droite pis moi j’descends tous les saints du ciel en transformant mon volant en pâte à modeler tellement je le serre fort. Dans ces temps là j’ai pas besoin d’une présentation Power Point de 35 pages avec graphiques en pointe de tarte, je sais que j’suis dans mon moment pré-menstruel et je fais mes techniques de gestion de colère précédemment apprises à la suite de mon magasinage chez Costco.

D’autres fois par contre, je suis tranquillement assise en train d’écouter un film sur Netflix, Freaky Friday pour ne pas le nommer. Lindsay Lohan et sa mère se voit coincées l’une dans le corps de l’autre pis là elles apprennent bin bin des affaires sur leurs vies communes pis wow c’est pas facile être une mère pis jésus tu as une dure vie à l’école ma fille, bla bla bla, Disney crap, bla bla bla pis là c’est le speach final où elles réalisent toutes deux les choses qu’on a vues venir depuis la minute 1 du film. Pis là. Je sens comme… un chatouillement dans mes joues. Pis comme un picotement dans mes yeux. Pis un resserrement dans ma gorge. Pis mon Cerveau Rationnel me dit  »Non non dude là. Tu peux pas SÉRIEUSEMENT me dire que tu vas pleurer dans ce film là. C’est pas quelque chose que j’accepte, qu’on me passe les commandes j’appelle l’urgence psychiatrique. ». Mais mon Body-Builder-Wrestler-Su’la’sauce-SPM-Brain prend le contrôle facilement et m’indique que; Oui. Oui je vais verser une larme dans le speach final de Freaky Friday, parce que l’ado rebelle comprends sa mère pis vice-versa. Big. Fucking. Plot. Twist.

Et c’est vraiment dans ces moments là que le déni ne peut absolument plus durer, je m’dépogne la tête de d’dans le sable et je me rends à l’évidence; toute femme qui verse une larme dans un tel désastre de cliché que seul Disney peut pondre est assurément et très fortement affecté par un syndrome pré-menstruel fort.

Tu pleures en écoutant un affreux témoignage d’une mère monoparentale à Denis Lévesque ? SPM.

Tu pleures en écoutant Denis Lévesque ? SPM

Tu écoutes simplement Denis Lévesque ? SPM. Personne sain d’esprit écoute c’t’osti d’émission là jésus-viarge.

Quelqu’un te demande si tu sais où est le guichet le plus proche et t’as envie de lui répondre  »Voyons Tabarnak t’es tu aussi débrouillard qu’une otarie morte dans un 200 m haies aux Olympiques ? Osti ouvre ton cell pis check j’suis pas la criss d’info touristique de Québec. » Assurément SPM ou ben prends ton Prozac maintenant.

Dans ces moments là ça te prend sournoisement tel un vendeur de p’tits bracelets en macramé caché derrière un palmier sur la plage de ton tout inclus à Cuba, mais tu peux dire  »Nah-ah Bitch. Not Today »

Mais quand ça te pogne level Je-Pleure-En-Écoutant-Freaky-Friday,. Genre personne peut légitimement se préparer à ça. Tu peux pas te lever un matin pis te dire  »okay girl, aujourd’hui les SPM vont être tellement intenses que tu vas pleurer en écoutant Lindsay Lohan mal interpréter une fille de 15 ans qui boude sa mère ». Ça te fracasse le crâne dans un moment de totale vulnérabilité. Genre David Beckham qui décide qu’il pratique son tir de pénalité sur un bichon maltais nommé Chopin qui vivait sa vie de moppe bruyante qui sent les égouts lors de sa promenade quotidienne avec sa maîtresse Suzanne. Y’a rien qui te permet d’anticiper de tels moments.

C’est dans ces moments là que c’est déstabilisant, même après 12 ans, d’avoir des symptômes prémenstruels à niveau 8,0-8,9 sur l’échelle de Richter.

À ma défense j’aimerais dire tout de même que c’était genre une demi-larme,  à peine émergée. Pis j’avais pas beaucoup dormi. Pis c’était sec dans l’appart. Pis y’avait des oignons pas loin. Pis de la poussière.

 

XX, aucune trace de Y dans cet article.

 

Je pense que j’suis un mini-wheats.

Quand j’ai été créée par des extra-terrestres ou Jésus ou le père Noël ou l’évolution, on a vraiment chié solide sur la partie  »Constance dans la personnalité ». Mais genre chié style diarrhée jaune-vert d’un nouveau né qui sort 3 fois son poids en marde pendant que tu changes sa couche.

Pour vrai j’espère que d’autres vont se reconnaître parce que y’a des points de ma personnalité qui l’échappe à plusieurs niveaux pis j’serais bien heureuse d’apprendre que j’mérite pas de passer ma vie internée à Giffard pour ça.

  1. Ceux qui me connaissent affirmeront en exaspération totale en se mettant la main dans le front dans le plus gros facepalm de l’univers, j’aime FUCKING beaucoup les trucs d’horreur. Genre les films d’horreur, tous les films d’horreur, organiser des affaires qui impliquent de se promener la nuit pis se faire peur, aller dans les maisons hantées de la Ronde, d’autres films d’horreur, les soirées où y’a des affaires qui font peur, les usines désaffectées, les situations où j’ai peur, me faire courir après par mon chum dans les marches mais après 3 marches je constate que j’monte crissement moins vite que lui pis c’est pas comme dans les films pis là il va me pogner pour vrai dans genre 1,2 secondes pis j’trip VRAIMENT pu pis j’panique pis j’pleure un peu pis j’lui dis  »ARRÊTE VOYONS C’EST PU DRÔLE » pis lui est genre de même.
    Parce que justement. J’aime les trucs d’horreur pis… je suis. La personne. La plus. CHOCHOTTE. Qu’il m’a été donné de rencontrer. Genre même Caillou serait plus courageux que moi dans 99,7% des situations. Je suis la première à mettre un film d’horreur dans l’DVD pis j’suis pas encore revenue su’l sofa que j’me suis urinée dessus pis j’ai appelé ma mère en pleurant pour lui faire mes adieux parce que des créatures qui habitent en dessous du sofa vont me tuer. J’ai déjà écrit un article sur ce qu’est la vie quand on est une chochotte et malgré ma prise de conscience mon état reste inchangé, parfois je crie toute seule dans l’appart parce qu’une veste déposée sur une chaise m’a subitement fait croire qu’un intrus se tenait immobile en plein milieu de ma cuisine, genre meilleur cachette EVER quand tu veux surprendre ta prochaine victime.
  2. Je suis la personne qui veut le plus profondément vivre dans le bois, être un loup, vivre avec les loups, devenir un elfe de forêt, genre je regarde un amoncellement de lichen/mousse à terre dans la forêt pis j’me dis mon dieu ça doit TELLEMENT être confortable dormir là-dessus. Je donnerais toute pour juste vivre dans la forêt pis manger de l’eucalyptus comme les koalas pis genre que mes cheveux me servent de linge pis me faire un hamac en lianes pis que mes amis soient des chouettes pis des belettes.
    Si seulement y’avait pas un mini détail anodin qui m’empêche de vivre mon rêve. J’ai une phobie absolue, totale et complète de tous les insectes et arachnides sur la terre. Tous. Même une chenille peut me mettre en état de panique si j’l’ai pas vu se poser sur moi. Même une coccinelle me donne des palpitations pis un rush d’adrénaline parce que je SAIS QUE LE CALICE VA PARTIR À VOLER d’une seconde à l’autre pis ouvrir ses grand’ criss d’ailes laites. Genre n’importe quoi. Récemment j’ai même réalisé que j’commençais à avoir peur des têtards dans les rivières.
    Sérieux n’importe quelle créature ailée ou rampante ou ondulante me fait instantanément déclencher une réaction de survie totale, je crie même pas, je fais juste comme m’éteindre à l’intérieur chaque fois que j’aperçois dans mon champ de vision une T.O.N.I (tache obscure non-identifiée) et que je sais qu’elle va venir heurter mon front de façon complètement écoeurante parce qu’elle gère pas sa position géo-spaciale la tabarnak.
  3.  Autre constatation bizarre sur ma personne. Des fois genre j’suis vraiment de bonne humeur pis toute va bien. Genre j’ai passé la journée au spa, j’ai gagné 8 000$ à la lotterie, j’ai vu mon concert préféré en spectacle VIP avec 10 de mes amis pis j’ai été invité à un party jet set Open Bar pis j’mange des Naked Sushi sur une japonaise avec les seins refaits. Pis là tout à coup genre j’me cogne l’orteil sur le fucking criss de coin nouveau meuble de télé que j’ai gagné c’te jour là en faisant mon épicerie, pis soudainement je m’exclame  »AYOYE TABARNAK SÉRIEUX CRISS DE JOURNÉE DE MARDE VA CHIER. » D’abord, je sais pas à qui je m’adresse, mais ni cette personne là ni moi-même seront bernés sur le fait que ce jour là était  »une journée de marde ». Genre sérieux pourquoi j’fais ça ? Des fois j’ai juste vraiment envie d’être frue pis genre toute va bien mais mon chum fait l’infâme erreur de m’amener une crème molle Choco Favoris à la vanille plutôt qu’à l’érable pis genre, scuse moi buddy mais oui, je vais faire une scène là-dessus parce que je sais pas trop. La lune est en scorpion pis genre mes hormones sont enlignées avec Saturne pis j’ai comme un désir caché à l’intérieur de moi d’être frue à c’te seconde là précisément. Et le pire dans tout ça c’est que 3 minutes après j’m’énarve moi-même pis je redeviens une personne normale et fonctionnelle. C’était seulement une petite bulle de hate absolument inutile que mon cerveau de pauvre est pas capable de gérer.
  4. Autre point particulier de mon être étrange, j’suis vraiment fondamentalement et sincèrement plus à l’aise avec les gars. Je trouve ça vraiment drôle pour vrai de jaser de trucs crus, j’ai vraiment aucun intérêt à parler du nouveau chum de Beyoncé ou de quels produits de maquillage à utiliser préférablement quand on passe une journée à Valcartier. Fuck les rencontres Mary Kay, les soirées Tupperware, fuck les discussions de 3h sur pourquoi la fille à ta job te fais chier, sérieux j’aime vraiment mieux parler de bébelles à gaz, jouer au poker, boire de la bière pis jaser de pourquoi j’aime mieux la porn amateure que commerciale. C’est très honnête quand je dis que la gente masculine constitue 100% de mes gens préférés avec qui je passe presque tout mon temps.
    Mais je suis ARCHI-sensible, je pleure constamment, j’ai une collection de toutous pis je commande des joyeux festins chez McDo. J’ai souvent un désir profond d’aller m’acheter 258$ de jouets PetShop chez Toys ‘r’us pis payer un enfant random pour qu’il joue avec moi pis qu’on fasse une famille pis genre toi t’es le papa pis là moi j’suis l’enfant pis y’é fâché pis là il s’en va pis la maman pleure.
    Il me pogne une bulle 2-3 fois par été de dépenser 32$ en bonbons chez Couche Tard pis aller jouer à Marco Polo dans les structures en métal multicolores d’un parc du quartier pis là tous les enfants partent parce qu’ils pensent qu’on est les p’tits thug qui viennent foutre la marde dans leur parc.
    Genre comment tu veux que j’sois crédible dans mon rôle de fille-qui-préfère-passer-du-temps-avec-les-boyz quand j’connais le nom des pouliches de My Little Poney mieux que les marques de moto pis que j’demande encore à des gens s’ils veulent jouer à la cachette.

    Non mais sérieux si quelqu’un veut jouer à la cachette j’suis fucking down là.

XX

Positivisme.

Le mot positivisme. 5 syllabes que tellement peu de gens comprennent.

Être positif c’est pas laisser passer une grand-mère à un coin de rue une fois au 22 ans.

Être positif c’est pas dire à quelqu’un qui chiale parce qu’il fait trop chaud «Au moins il faut pas moins 40 🙂 !» hihi. Je suis tu assez positive dans la vie.

Être positif c’est pas se dire «Bon, whatever anyway ça comptait juste pour 20%» après un test à l’école qui s’est vraiment mal passé.

Être positif c’est aller de l’avant, c’est qu’à la job, comme à l’école, comme dans tes relations professionnelles et personnelles, tu veuilles offrir le meilleur de toi-même à chaque jour. C’est vouloir grandir.Être positif c’est accepter la critique, pour vrai. Pas juste sourire de façon crispée pis dire «Okay ben c’est ton opinion :D».

C’est d’en arriver à un point où même quand les messages sont mal transmis, blessants ou dur à porter, tu peux trouver une façon de tirer des apprentissages et t’améliorer, toi, plutôt que de trouver où était la faute des autres dans la situation.

C’est de dire La prochaine fois je serai mieux préparée plutôt que Criss, c’est vrai que c’est injuste ! Le prof avait même pas mis ça dans les diapos !

C’est de dire Je peux au moins sourire et faire de mon mieux pour être compréhensive plutôt que J’passe encore 2h au service à la clientèle chez Bell parce que mon fucking cell est encore buggé criss de compagnie de pauvres.

C’est de dire Je m’excuse plutôt que Ben oui mais…

C’est de se concentrer sur le fait qu’on s’améliore, c’est d’oublier les 50 autres fois où on a fouaré. C’est d’arrêter de penser que le monde va s’adoucir ou que la chance va tourner. C’est de trouver nos buts, et les atteindre.

C’est normal de pleurer. C’est normal de tomber. C’est normal. Certains vont tomber un peu plus que d’autres. Certains vont se faire lancer en chute libre pas de parachute au dessus d’un volcan en pleine éruption avec comme seule protection une pile AAA.

Être positif c’est d’arrêter de se comparer avec les autres qui l’ont plus facile,  c’est de décider ce qu’on veut pis trouver les outils à notre portée pour l’avoir. Y’a aucune excuse, aucune, sur toute la Terre entière, qui t’empêche aujourd’hui d’être ce que tu veux devenir demain.

Ben oui si tu veux devenir astronaute pis t’as 56 ans pis t’es concierge ça va être dur d’atteindre tes buts. Mais être positif c’est aussi être capable de se mettre des buts réalistes parce qu’être positif c’est vouloir être HEUREUX un jour ou l’autre et pas se victimiser le restant de tes jours parce que tes rêves étaient inatteignables.

Fack sérieux bouges-toi. Être positif c’est à ta portée, faut juste que tu changes ton attitude de Life is punching me down pour  I’m punching the hell out of life.

Qu’est-ce que tu veux le plus au monde présentement ? Demandes-toi sincèrement ce qui te retiens de l’avoir si tu y mets les efforts nécessaires et que tu laisses juste ce qu’il faut de temps au temps. Les chances sont que ça part probablement de toi. Pas de tes parents qui sont trop ci ou pas assez ça. Pas de tes badlucks émotionnelles. Pas de ton «pas d’cash». Pas de ton choix de carrière. Pas de ta santé ou de tes problèmes. De toi. C’est en toi la solution.

C’est ça être positif, à mon sens à moi.

XX

La restauration expliquée en 13 chansons faciles.

La restauration étant maintenant ma muse sur ce blog, voici un shift en restauration expliqué en 13 chansons qu’on dirait toutes dédiées aux diverses situations qu’on rencontre au quotidien.

Quand t’arrives à job pas trop motivée pis t’as déjà 6 tables de 4.

Just get ready fo’ work work work work work.
He said me have to work work work work work.

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Quand un client te demande si t’aurais pas du beurre,  »ma belle ».

HI. My name is WHAT? My name is WHO? My name is… 

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Quand un client te siffle comme un chien à travers le resto en agitant ses bras comme un agent d’aéroport attardé en pleine action pour te demander un réchaud de café pis qu’il criss son camp une seconde après.

Fuck you. Fuck you very very much.

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Quand un autre client t’informe avec mépris et condescendance qu’il trouve ça  »Vraiment long avant d’avoir la nourriture. Sérieusement ça fait 25 minutes qu’on attends là c’est pas croyable… Siboire…. »

Why you gotta be so rude ? Don’t you know I’m human too?

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Quand tu es FUCKING dans le gros rush sale pis tu arrives pour ramasser tes assiettes en cuisine pis quelqu’un qui a une bonté que même Mère Theresa jalouserait est en train de les monter pour t’aider dans ce calvaire qu’est ta vie.

AND IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII WILL always LOVE YOOOOUUUUU

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Quand tu marches à 25 km/h avec le gros criss de plateau avec 12 assiettes que la fille vient juste de t’aider à préparer pis qu’un client vient se crisser devant toi et avance aussi vite qu’un grain de pollen pogné dans la glace.

MOVE BITCH, get out the way. Get out the way bitch, get OUT the way.

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Quand tu pognes un couple dont apparemment la fille trop chix a genre 30 ans de moins que le monsieur en veston cravate en face d’elle, pis qu’étrangement il prend le bill de 100$…

Now, I ain’t sayin’ she’s a gold digger but… She messin’ with no broke niggers.

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Quand quelqu’un paie par interac et ne mets pas de pourboire.

Pay me what you owe me. Don’t act like you forgot, bitch better have my money.

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Pis quand tu remarques qu’il avait finalement mis 50 cents de pourboire sur la table, pour une facture de 20$.

Is it too late now to say sorry ?

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Quand un couple paie en deux factures séparées et laissent tous les deux le pourboire en 10 et 25 cennes.

I’m like, fuck you. I guess the change in my pockets wasn’t enough. So  I’m like Fuck you and.. Fuck her too.

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Quand t’as trop faim pis tu demandes à ton gérant si tu peux manger la tarte un peu effouarée qui traîne sur le bord de l’îlot de service.

Dream on. Dream on. Dream on. DREAM ON. DREAM ON. DREAM OOOOOOOOOOOOOON.

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Quand tu comptes ton tip à la fin de la soirée.

The world better prepare… for when I’m a billionaire.

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Better grab an umbrella, I make it rain. I make it rain. Make it rain on them hoes.

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Pis quand tu arrives finalement chez toi…

 

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Good night.

 

XX.

 

 

 

 

 

La Restauratiiioooonnn

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La restauration.

La restauration c’est savoir quand tu commences, mais jamais quand tu finis. Commencer c’est simple, tu commences toujours 20-30 minutes avant d’être payé. Au sujet de la fin de ton shift, si t’es complètement claqué, t’avais des billets VIP pour Céline pis tu fais de la fièvre, c’est sur que l’autre fille est pas rentrée pis tu fais un double. Par contre, quand t’as de l’énergie tel un lapin rose fougueux pis que tes seuls plans étaient de fixer les murs, t’es sûr d’être coupé 2h avant la fin de ton shift.

La restauration c’est avoir tellement faim que ta face se crispe casiment dès que tu tournes le dos au client, et passer des heures à jeter des assiettes à moitié pleine de nourriture qui semble toujours délectable, même quand c’est trois frites molles et froides, sans jamais rien mettre dans ta bouche. C’est aussi ingérer 2,4 kg de bouffe en 2,4 minutes sur un shift de 10h pis avoir mal au ventre les 6h qui reste parce que t’as mangé trop vite. Mais heureusement, la restauration c’est aussi ne pas avoir le temps de réaliser que t’as mal au ventre parce que tu te sens constamment comme un chirurgien en transplantation cardiaque.

La restauration c’est dire «derrière» chaque fois que tu marches derrière ta coloc dans la cuisine, alors qu’elle se fait des toats ben peinard à 8h30 le matin.

La restauration c’est te faire demander 54 fois des verres d’eau en plein rush, pis devoir vider 53 verres ben pleins 1h plus tard. C’est une affaire claire, tous ces clients là avaient autant soif que Jésus pendant ses 40 jours et 40 nuits dans le désert.

La restauration c’est trouver juste des 2$ dans ta ceinture quand tu dois remettre un 25 sous, faire attendre le client pendant genre 14h pour trouver l’osti de 25 sous, prendre du retard sur tes commandes pis ton service, te fouler un doigt à force de fouiller dans la criss de ceinture de pauvre, pour finalement tomber sur la Sainte Piécette de 25 sous et réaliser 10 minutes après que la personne t’as laissé le 25 sous en pourboire.

La restauration c’est manquer faire un traumatisme crânien frontal environ 14 fois par heure parce que tu manques de rentrer dans un autre serveur en retournant à la cuisine à une vitesse très excessive.

La restauration c’est finir ton shift à 4h am pis être tellement shooté à l’adrénaline en rentrant chez vous que tu décides de starter une game de risk contre ton chat.

La restauration c’est passer de «bien sûr mon cher, je vous amène ça dans une minute :)» à «Tabarnak de vieux criss c’est quoi l’osti de rapport de la sauce BBQ avec un déjeuner santé le matin esti de bizarre, cachez le dans un garde-robe qqun criss, vous voyez bien que c’t’un freak» et revenir juste à temps à «voilà ! Bon appétit 🙂 ».

La restauration c’est virer les oeufs dans l’assiette d’un client parce qu’ils ont passé un peu trop de temps dans le passe-plat pis y’ont l’air plus beau l’autre bord. Ou donner la mauvaise soupe et au lieu d’admettre son erreur, demander «C’est à votre goût 🙂 ?» et se faire répondre 1 fois sur 420 «Oui c’est délicieux!» et pas avoir à refaire la criss de soupe.

La restauration c’est regarder l’heure en rentrant à ton shift de 11h. Regarder l’heure à 15h15 pis te dire «Ben voyons viarge comment il peut-» pis tu clignes des yeux et y’é rendu 18h30 pis ton shift est finis.

La restauration c’est aussi ne pas être capable de retourner à une job où ça te prends 4 mois redescendre ta carte de crédit.

 

Bref, la restauration ça s’explique pas je pense.

XY

 

 

Un soir au drague.

Les gens normaux qui vont dans un club :

Choisissent où ils sortent. Arrivent au club en bus ou en taxi. Donnent leur manteau au vestiaire. Commandent un drink  avec l’argent préalablement retiré avec prévoyance. Font un tour d’horizon du dance floor. Se paient un autre drink. Vont danser. Font (ou non) une tentative de cruise. Rentrent chez eux. Avec une possibilité d’alterner les 3 activités en boucle Danser-Boire-Uriner.

Moi quand je vais dans un club:

1. Fuck les bars hétéros. Il reste donc un seul choix à Québec.

Arrive au drague avec un état d’alcoolémie qui m’indique que mon foie est déjà plein de rancune envers mes choix de vie. Discute avec le taxi pendant 14 minutes en face de la porte parce qu’on est rendus les meilleurs chummey. Arrive pour payer le cover, dis à mon ami que comme d’hab «ON A TELLEMENT PAS DE SOUUUSSS AHAHAHAHAHAHAHAHA». Comme si on avait jamais rien vécu d’aussi drôle. Y’a strictement rien de drôle.

On crie «ON PART À L’AVENTURE!!!» comme Bilbo, pis dans nos tête on court aussi vite que Sonic jusqu’au guichet sur St-Jean. En fait on a plus l’air de ça. On pense que le guichet et fermé, comme d’habitude. Déprimés, on réalise que notre vie ira nulle part, la soirée est complètement ruinée, on commence à penser à annoncer à notre famille qu’on est des échecs. Et comme d’habitude ça nous prend environ 44 secondes réaliser que j’ai juste à mettre ma carte de guichet dans le détecteur pour débarrer la porte dudit guichet. Être à chaque fois impressionnés à mort de l’ingéniosité de cette porte. Reprendre vie. Une phénix qui s’élève glorieusement en face d’la machine à retrait Desjardins. Retirer toujours x + 40 du budget qu’on s’était fixé ajeuns et être emplis d’un espoir et d’une joie qui peut juste être généré par minimum 6 consommations en moins de 3h.

On part avec une ardeur comparable à Terry Fox dans les 40 premiers km de sa – presque – traversée du Canada. Arrive au drague. Paye le cover. Arrive au vestiaire et parle avec une personne random comme si c’était notre meilleur ami. C’est effectivement ce qu’il devient après 7 secondes de conversation genre

– Ayoye ton manteau est tellement beau
– Ayoye merci t’es ben fiiiiiiiiine !!!! C’est toi qui est belle !!
– OMG genre non trop pas c’est toi !!
– SHOOOOOOOTEEEEER !!!!

On boit des shots. On se dit qu’on a du budget, fack on commande d’autres shots. On fait juste pointer le premier truc sur le menu rapide à 3.25$. Kahlua – Crème de menthe  – Crème de Cassis et Vodka, POURQUOI PAS. Mon ami fait une drôle de face. Je goûte pas l’alcool. À ce moment là, peu importe la prochaine toune qui va partir dans les speakers ça va genre être la toune de notre vie. On danse comme des défoncés en plein tournage de Step Up. Après 1 min 15 j’ai tellement chaud que j’ai le fleuve de l’Amazonie dans le dos. Arrive pour sortir dehors. Le doorman me dit «C’est pas toi qui me racontait des jokes à 3h15 l’autre jour ?» Oui c’est moi. Il veut une autre blague. «Pourquoi les oiseaux lèvent une jambe quand ils dorment?… *silence*…. Parce que s’ils levaient les deux ils se casseraient la gueule !!». Moi je le regarde de même. Lui me regarde de même. Je pense qu’il regrette de m’avoir redemandé de faire de l’humour. Tant mieux je connaissais juste deux jokes.

Arriver dehors, oublier qu’on est sortis parce qu’on était tannés de danser. Danser dehors parce que la toune est trop bonne. Se regarder «ON RENTRE? OHHHH OUIIII!!!». Rentrer encore tout trempe. Oublier qu’on rentrait pour danser. Aller faire pipi à place. Une fille me dit «Ça t’irait bien du rouge à lèvres !! Essaie !!» J’ai jamais mis ça de me vie. J’ai l’air de ça. Je sors montrer ça à mon ami. On est crampés. Je retourner l’enlever. La fille me trouve «TROOOP funny sérieux ahaha t’es fucking sa coche». M’invite à son party de fête le lendemain chez elle. On échange nos numéros. J’sais même pas son nom.

Je sors, mon ami jase avec 4-5 gays qui lui propose un orgie gay. Awkward. On retoure danser. On se rappelle qu’on venait initialement rejoindre 2 amies. On les trouve. Pareilles que des jumeaux séparés à la naissance, on hurle à faire péter des coupes en crystal. On devient meilleurs amis avec une gang de Montréal, une différente à toute les fois, indubitablement.Répéter les étapes Faire des dance battle-Aller au bar à shooters à Virgin Françoise et la complimenter sur son make up- Aller dehors et initier des conversations avec quiconque – Rentrer et parler aux bouncers, jusqu’à ce que 3h arrive. On regarde l’heure on comprend rien. La soirée peut pas déjà être terminée.

On arrive à la poutine au Snack Bar. Y’a trop de monde. On revient à pied ça va nous faire désaoûler. On a trop envie et on décide d’arrêter faire pipi littéralement n’importe où. On croise un taxi. On manque de se crisser en dessous des roues parce qu’on sait pu comment indiquer à un taxi qu’on veut embarquer dedans de façon intelligente. On passe les prochaines 15 minutes à vanter au chauffeur tout l’amour qu’on a les un pour les autres. On arrive chacun chez soi. On se drunk text  pendant que j’essaie de pas faire de bruit alors que je décide à 4h15 de me faire du spaghetti et que j’habite avec 3 colocs. Manger ledit spagh en écoutant une émission avec pas de son, parce qu’anyway j’ai tellement d’acouphène présentement que j’me ferai pas d’acroire.

Aller me coucher et réaliser que j’pas trop sûr dans quel univers j’me trouve tellement j’ai l’impression que mon dos et ma face s’inverse dans l’espace temps à chaque seconde tellement ça tourne quand je ferme les yeux. Refaire un des lois d’Einstein et s’endormir là-dessus.

drunk fox

Le lendemain j’suis allée poser des affiches un peu partout sur saint-jean pour savoir si quelqu’un avait pas retrouvé mon âme quelque part.

XX-XY

Ph.D Caissière chez metro.

J’ai déjà fait un article sur le fait que n’importe quel métier, s’il te rend heureux, te va à merveille. Sérieux t’as beau ramasser des gommes en dessous des tables de la cafétéria de la polyvalente de Bécancour, si tu le fais avec plaisir pis que tu t’amuses, sérieusement je vais t’encourager à 100%.

Toutefois, rappelons-nous qu’indépendamment de la satisfaction que ça peut (ou non) te procurer, y’a certains métiers qui sont juste PAS sensés être TANT compliqués.

Genre quand j’te dis «je veux pas de sacs» chère madame du Metro de la pyramide à Sainte-Foy, ça veut dire «Je. Ne veux pas. De sac. De plastique. D’aucune forme qu’elle soit. Tabarnak».

Fack quand je te dis ça, vieille grébiche qui lit son astrologie avant de rentrer sur ton shift pour savoir si tu vas rencontrer l’amour de ta vie à la caisse 3, ça veut dire que j’veux pas de fucking sac pour mettre mes aliments dedans.

Même si tu me fais ton pire regard de Pangasius mort oublié sur le coin du quai de VanPhong au Vietnâm, ça changera pas le fait que j’viens d’une génération qui voit pas l’osti d’intérêt de prendre un sachet de plastique qui prend 400 ans à se dégrader pour protéger mes 3 fraises entre la porte du Metro pis mon char. Même si les pauvres fraises risqueraient de glisser un peu sur le sol de ma voiture, c’est pas un tragédie grecque, personne drop Hiroshima sur une nation innocente, j’vais juste les rincer pis les manger pareille.

Autre point qu’on peut clarifier pendant qu’on fait ton procès ma vieille calice, quand je te dis «je veux pas de sac» ça veut aussi dire que si tu me mets 137 petits collants oranges sur mes 3 fraises, tu viens de gaspiller l’équivalent en plastique de 137 * 4 sacs de plastiques. Oui oui, 4 sacs de plastiques pour chaque petit collant que tu criss partout sur mes choses dans ton désir d’apaiser ton trouble obsessif compulsif de gaspiller du pétrole transformé qui prend 400 ans à se dégrader. Fack si je dis je veux pas de sac, je veux pas non plus de tes TABARNAK de stickers fluos. J’EN VEUX PAS.

Anyway, sérieux, veux-tu ben me dire c’est quoi le gros drame qui va arriver si tu m’en mets pas, des superbes sceaux d’approbation de mon achat chez Metro ? On va faire un petit jeu scénario pour réveiller ton cerveau mou de vieille madame qui s’approche dangereusement de l’âge d’or, okay ?

Mettons que je me dirigerais vers la porte avec ma FACTURE seulement, sans aucune protection divine du petit collant orange. Porte qui est habituellement à moins de 3,78 mètres de ta caisse, caisse de laquelle tu BOUGERAS PAS TON CUL dans les 2,36 prochaines secondes. Fack mettons que j’pognerais LE gérant le plus mal baisé du monde genre même Jésus, Ghandi pis soeur Angèle qui font un threesome est plus probable que lui qui fourre avec quiconque ou quoiconque. Mettons qu’il se lancerait à toute vitesse vers moi pour confirmer mon achat afin de ne pas me mettre la S.W.A.T. au cul pour rien. À ce moment là j’lui montrerais ma facture. Pis METTOOOONS qu’il persisterait dans son désir de prouver sa suprématie du Metro et me croirait pas que j’viens d’acheter ces 3 fraises, j’pourrais juste me virer vers toi, pis faudrait que tu daignes interrompre ta transaction ULTRA importante de vendre un Mot Caché à la madame après moi pour tourner ta p’tite bouche pincée dans ma direction et répondre à la question «Ai-je fait cet achat» par ses trois simples lettres «oui».

ÇA, ma très chère vieille charrue, c’est la PIRE situation possible et imaginable qui pourrait arriver si tu mettais pas de collants oranges sur mes fraises. Pis je te confirme que 99,9999999997% du temps, rien de ça va arriver pis j’vais juste passer la porte tel un prophète qui sépare les eaux sans que personne ne soit importuné par ma bravoure et mon courage. Penses-tu vraiment que de devoir dire «oui.» à 0,0000000003% du temps est suffisamment PÉNIBLE qu’il faille encore générer 145 000 ans de dégradation de plastique ?

C’est bien ce que je croyais.

Fack la prochaine fois, osti, c’est tu possible d’être entendue ? Si je dis je veux pas de sac, j’en veux pas pour ma viande qui va peut-être couler du jus, j’en veux pas pour mes fraises qui vont peut-être sortir un peu du casseau, j’en veux pas pour mes 2 pommes parce que ça se tient pas bien, j’en veux pas pour tous mes achats, je vais traîner ça dans mes mains, merci, pis j’veux pas de tes fucking sticky shits parce que non, personne va me faire une fouille rectale pour confirmer que j’ai vraiment payé mes achats.

Toujours un plaisir d’avoir une jasette avec toi, Monique.

XY (à cause du nombre de sacres)

 

MMXVI – l’Ère Tinderienne

On est à une drôle d’époque, on va s’dire les vraies affaires.

On est à une époque que tu demandes à une fille «Qu’est-ce que tu recherches chez un gars?» pis elle répond «Grand, musclé, des yeux bruns, une barbe ! Hihi». Genre vraiment, ça te vient pas en tête une seconde de mentionner autre chose que l’apparence quand on parle de description de la personne idéale pour toi? Écoute buddy, tu peux être un psychopathe, un esti de no-life su’l crystal meth dans une piquerie ou un gros tabarnak de crosseur qui arnaque du pauvre monde pour s’en mettre plein les poches, tant que t’as pas les yeux cross-side pis que tu arbores fièrement un Man Bun, y’a une trâlée de filles qui t’attendent à grandes jambes ouvertes. Pis pensez pas que c’est différent chez les gars là, ça doit faire facile 25 millions d’années que ce qu’ils cherchent c’est des hanches pis des totons.

Genre cancelle les troubadours pis le jouage de guitare en bas d’une fenêtre à la tombée de la nuit avec une rose de travers dans bouche là.

Nous on check des photos arrangées de monde no-where qui le 3/4 du temps expliquent plutôt leur méthode sexuelle que leurs passe-temps dans leur description, pis si on trouve que ces quelques centaines de pixels et de caractères sont assez prometteurs, on glisse vers la gauche. Après, si l’autre t’as pas rejetté violemment avec un gros NOPE alors qu’il était semi-drunk adossé au bar, ben vous allez avoir la chance de vivre un méga moment lourd si tu fourres pas dans les 15 minutes suivant ton arrivée chez lui. Ou de vivre une fin semi-heureuse dans le sperme et la sueur. Pis watch out, si tes lèvres ont pas touché son pénis jusqu’à son pubis au premier rendez-vous, aucune chance de vous revoir, fille.

En vrai, je pense que même décriss avec le mascara qui coule, des spots en dessous des bras en train de te commander une poutine au Snack-bar GRAS après une soirée de débauche sur St-Jean, t’as plus de chances de rencontrer quelqu’un d’intéressant que sur Tinder. Sérieux essayez-le la prochaine fois. En attendant votre extra saucisse chez Ashton ou ailleurs à 3h56 AM, va jaser avec la première personne que tu spots dans place. 10/10 que tu te ramasses un numéro en moins de 3 tentatives (des soirs différents, idéalement) pis que tu trouves quelqu’un de DRÔLE, SPONTANNÉ, pis OUVERT.

 

Ça m’impressionne que des filles soient prêtes à se bleacher l’anus pour plaire, mais pas à développer une estime d’elle-même. Ou ben que des gars préfèrent prendre de la grosse sauce de stéroïde pis passer 22h/24h pendant trois ans dans un gym, mais clairement pour eux être attentif et empathique c’est un trop gros effort.

Pis par «ça m’impressionne» je veux dire, ça me donne envie de me taper la tête contre un mur en béton jusqu’à ce que le mur ou mon crâne éclate parce que réellement, comme l’a dit Bloodhound Gang en 1999 «You and me baby ain’t nothing but mammals so let’s do it like they do on the Discovery Channel». Pis osti qu’on est effectivement rien d’autre qu’une gang de singes des fois.

Mais tant qu’à être des primates j’aime mieux être un lémurien.

XX